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Hôpital vétérinaire de Sainte-Thérèse

L'Hôpital vétérinaire de Sainte-Thérèse : une entreprise avec beaucoup de vécu et d'avenir

Article d'Hélène Alexandre publié en 2002 lors des portes ouvertes

L'Hôpital vétérinaire de Sainte-Thérèse : une entreprise avec beaucoup de vécu et d'avenir

Quand, en 1950, le Dr André Cardinal prend la relève du Dr Gabriel O. Comtois, dans les bureaux où loge l'actuel restaurant La Maison François, il est le seul médecin vétérinaire à pratiquer son art à des milles à la ronde. Plus de cinquante ans après la mise en terre du premier jalon, c'est maintenant à la tête d'un hôpital vétérinaire ultramoderne que le Dr Paul Desrosiers et son associé, le Dr Mario Giard, poursuivent allègrement l'œuvre pionnière.

De fait, inauguré en 1967, dans un cottage du boulevard Curé-Labelle souvent rénové et agrandi deux fois en 35 ans, l'Hôpital vétérinaire de Sainte-Thérèse a déjà une longue histoire à son dossier.

Maintenant à la retraite, le Dr Cardinal rappelle que dans les années 1950 et au début de la décennie suivante, sa pratique vétérinaire touchait presque exclusivement les animaux de ferme et les chevaux de course de Blue Bonnets. De garde sept jours sur sept, il est appelé à se déplacer de Terrebonne à Sainte-Agathe. Il faut voir que la mode des animaux de compagnie ne s'est pas encore imposée et que peu de gens font appel au vétérinaire pour soigner leur petite bête.

La charmante Cornemuse pose en compagnie des docteurs André Cardinal et Paul Desrosiers, ceux-là mêmes qui, en 1967, ont mis sur pied l'Hôpital vétérinaire de Sainte-Thérèse.

En 1957, le Dr Cardinal emménage dans une nouvelle résidence de la rue Tassé, à Sainte-Thérèse, avec en annexe un cabinet vétérinaire à la hauteur de ce qui se fait de mieux à l'époque sur le continent. Il y restera dix ans, jusqu'à ce qu'un jeune diplômé en médecine vétérinaire vienne mettre de nouveaux plans sur la table.

L'arrivée du Dr Paul Desrosiers coïncide en effet avec l'ouverture de l'usine GM qui déclenche en région une croissance de population peu ordinaire. Puis, en ce qui a trait aux soins à donner aux animaux de compagnie, les mentalités commencent aussi à changer.

«Même si les gens n'étaient pas encore prêts pour la prévention, on sentait venir la transition entre le chien qui garde les vaches et l'animal qui fait partie de la famille», image le Dr Desrosiers. Pour les deux professionnels, l'ouverture de l'hôpital vétérinaire s'avère donc bien vite une bénédiction, tant pour l'avancement de la science que pour la qualité des traitements prodigués aux petits animaux qui nichent maintenant dans 46 % des foyers québécois.

Le Dr Paul Desrosiers et son jeune associé, le Dr Mario Giard, qui pratique la médecine des animaux exotiques, en compagnie du Dr André Cardinal.

En croissance depuis 35 ans

Jusqu'en 1974, l'Hôpital vétérinaire de Sainte-Thérèse n'occupe qu'une partie seulement de l'immeuble agrandi et réaménagé. Jusque-là, la petite entreprise roule sans réceptionniste et les deux associés, auxquels se joint pendant un temps le Dr Yves Papineau-Couture, font également office de personnel de soutien.

«Même si on n'avait pas grand-chose comme équipement, on avait l'embryon de tout et on était débrouillards», mentionne avec humour le Dr Desrosiers, se rappelant que le premier appareil Rayon X de l'hôpital vétérinaire avait déjà appartenu au Dr Gaby Waddel qui l'utilisait à des fins diagnostiques chez les humains. Rien à voir avec le quart de million de dollars d'instruments de haute technologie (dentisterie, chirurgie, radiographie) qui assurent maintenant le roulis de ce petit hôpital équipé pour recevoir chaque année en ses murs plus de 8 000 petits animaux de toutes les espèces.

Grâce à la passion du Dr Desrosiers pour la santé buccale et dentaire chez la gent animale – il est fils de dentiste et a d'ailleurs suivi une formation post-doctorale en la matière – l'Hôpital vétérinaire de Sainte-Thérèse possède l'une des salles de dentisterie animale parmi les mieux équipées et les plus sophistiquées au Québec.

Avec un chiffre d'affaires frisant le million de dollars et un personnel de 18 personnes, dont cinq vétérinaires, le petit hôpital né à la fin des années 1960 a déployé le gros de ses ailes sans renoncer pour autant à ajuster constamment son offre de services aux nouvelles tendances.

Le Dr Paul Desrosiers dit pouvoir compter sur une équipe de gens très bien formés dans leur domaine d'activité.

 «Même si parfois on avait des airs d'avant-garde, on a toujours grandi en fonction d'une demande bien établie. C'est pourquoi on n'a jamais eu de problème de mise en marché de nos services», précise au passage le Dr Paul Desrosiers.

C'est justement pour composer avec le nouvel engouement pour les animaux exotiques – furets, perroquets, serpents – que le Dr Desrosiers a appelé le Dr Mario Giard à se joindre à l'équipe déjà en place. Dans le moment, un animal sur dix passant la porte de l'hôpital sort de l'ordinaire, mais si on se fie aux galons pris par les chats et les chiens au cours des dernières décennies, il n'est sûrement pas loin le temps où le familier aura pris le pas sur ce qui apparaît aujourd'hui d'un exotisme délirant.

L'Hôpital vétérinaire de Sainte-Thérèse, tel qu'il apparaît au 268, boulevard Curé-Labelle.

Dans un contexte de plafonnement de la population humaine et animale, le Dr Desrosiers estime que le secret de la croissance de son entreprise se trouve dans la diversification des services comme ceux touchant les espèces exotiques les plus en vogue, mais aussi dans l'offre de traitements plus spécialisés, notamment en orthopédie et en dentisterie où, dit-il, beaucoup de sensibilisation reste encore à faire.

Dans quel sens va se déployer la médecine vétérinaire au cours des prochaines décennies? Le Dr Desrosiers voit poindre à l'horizon une ère de grandes spécialisations déjà, dit-il, fermement orientées vers des blocs de fusion. «Parce que les vétérinaires spécialistes ont des équipements coûteux à rentabiliser, il est clair que la centralisation de certains services est inévitable», avance le Dr Desrosiers, estimant néanmoins que le professionnel devra toujours tendre à privilégier une pratique qui soit la plus proche possible du petit animal et de son maître.

Fin de l'article

Depuis ce temps,

C'est en 2005 que l'hôpital ajoute l'échographie abdominale à ses services.

C'est en 2010 que Dr Giard et cinq autres partenaires achètent les parts du Dr Desrosiers. Dr Giard est donc directeur de l'établissement depuis ce temps. 2010 voit aussi la venue de la chirurgie au laser. Cet instrument est particulièrement utile lors de l'onyxectomie (dégriffage).

En 2011 l'équipe décide d'acheter un appareil de radiographies numériques. Cela permet d'obtenir des images plus nettes, plus précises en une fraction de seconde. Il est aussi possible de remettre les radiographies du patient sur un CD.

En novembre 2016, le groupe Vétéri-Médic inc. fait l'acquisition de l'hôpital. Le groupe Vétéri-Médic possède 2 centres de référence et 5 hôpitaux dans le grand Montréal.

À l'automne 2017 l'hôpital a fêté ses 50 ans d'existence. Des portes ouvertes ont été tenues et nous avons souligné les 50 ans de pratique du Dr Paul Desrosiers.

L'équipe actuelle se compose de 6 vétérinaires, 8 techniciennes en santé animale, 2 réceptionnistes et 3 animalières.